Il y a quelques jours, – blog du 14 nov. – je m’intéressais aux librairies qui hélas ferment, mais heureusement, il reste quelques aventuriers qui luttent contre vents et Amazon pour faire vivre leur passion de ce métier. Et si le nombre de librairies qui ouvrent ne compense pas forcément les fermetures, elles participent à l’animation des centre-villes et à la vie tout court.
A Toulouse notamment, où ces derniers mois ont ouvert leurs portes la librairie Série B, spécialisée dans le livre policier mais aussi, au mois d’août, le BD Fugue Café animé par l’équipe de la librairie Arcade (fermée en 2011), et sans oublier que le 30 novembre, l’Institut d’Etudes Occitanes inaugurera une nouvelle librairie entièrement dédiée à la culture occitane à la Tuta d’Oc.
La ville rose et sa région semblent rassembler de nombreux passionnés du livre. A quelques kilomètres de Toulouse, Yves Lagier, qui a acquis et transformé la librairie de Lavaur en « Librairie @ttitude » il y a 18 mois, lance à Revel sur le même concept, « Click et Librairie », écrit La Dépêche du midi. Pour l’anecdote, Yves Lagier est un ancien de la FNAC, directeur de la filiale exploitation internationale au Portugal, Taïwan et Belgique, qui a décidé d’arrêter les voyages et de se poser dans sa région natale, explique-t-il au quotidien régional.
La renaissance de librairies peut aussi être célébrée. Ainsi la librairie Grangier de Dijon a réouvert en novembre, 6 mois après sa fermeture, rachetée et rénovée par Simone Hisler, propriétaire de plusieurs librairies indépendantes dans l’Est, et qui, au passage, a sauvegardé une vingtaine d’emplois.
D’autres projets perdurent. La librairie Passion Culture, ouverte en septembre 2011 à Orléans par Sylvie Champagne, a su trouver sa place en bord de Loire et en centre ville dans la Halle de la Charpenterie. Elle a su conquérir une clientèle de « fidèles », comme en témoignent les nombreux messages laissés sur le blog de la librairie qui porte si bien son nom.
On citera encore Les Papiers bavards, la librairie de Sébastien Dornier à Audincourt ou l’Escampette à Pau, animée par Paule Zimba et Nicolas Seine « jeunes libraires curieux et enthousiastes ». La liste reste à compléter.
Et puis il y a ceux qui ont ouvert en janvier 2012, comme la librairie Polarys à Brest et dont la créatrice Stéphanie Riou écrit début novembre sur son site « je ne regrette rien. Mais alors RIEN. Seulement voilà, si la petite Polarys pourrait continuer comme ça son petit bonhomme de chemin, ce n’est pas le cas de la petite libraire. Alors il va bien falloir se poser des questions. LA question. J’avais un temps limité pour permettre à Polarys de décoller, et ce temps sera BIENTÔT écoulé. Ce petit mot n’est pas un appel au peuple, encore moins un appel aux dons. Prenez-le plutôt comme un message à caractère informatif, un dernier sursaut de la bête avant de s’avouer vaincue. »
Ne passons pas à côté des librairies.
Photo GazetteInfo.fr
